Questions fréquentes

Rôle du courtier en énergie, autoconsommation collective, vente locale de l’électricité solaire : voici les réponses aux questions les plus fréquentes des entreprises et des producteurs photovoltaïques.

Courtage

Le service est-il gratuit ?

Oui. Notre accompagnement est entièrement gratuit pour le client. Nous sommes rémunérés directement par les fournisseurs partenaires, sans aucun frais à votre charge.

Pourquoi faire appel à un courtier en énergie ?

Un courtier en énergie compare les offres du marché afin de trouver le contrat le plus adapté à vos besoins et à votre profil de consommation. Il accompagne les professionnels tout au long de leurs contrats, de la souscription jusqu’au renouvellement.

Le métier de courtier en énergie est-il réglementé ?

Non, pas de façon spécifique en octobre 2026 : aucun texte propre au courtage en énergie n’impose aux courtiers un registre ni une information sur leur rémunération. Une proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale le 16 septembre 2025 prévoit les deux, mais elle n’a pas été adoptée. Demandez donc à tout courtier, avant de signer, comment il est rémunéré (voir ce que dit la loi sur le courtage en énergie).

Quels postes de ma facture d’électricité sont négociables ?

Surtout la fourniture : le prix de l’énergie, mais aussi la durée du contrat, son échéance et sa formule de prix, fixe ou indexée. L’acheminement, facturé selon le TURPE (tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité) fixé par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), et l’accise sur l’électricité, fixée par l’État, sont les mêmes chez tous les fournisseurs. Les certificats d’économies d’énergie (CEE), une obligation que l’État impose aux fournisseurs, et le mécanisme de capacité, qui garantit assez de centrales, de stockage et d’effacements de consommation pour les pointes de l’hiver, sont des coûts que chaque fournisseur répercute à sa manière. C’est pourquoi nous comparons le coût complet de chaque offre : prix, TURPE, taxes, CEE et capacité (voir ce qui compose le prix de l’électricité professionnelle).

Dois-je changer de compteur ?

Non. Aucun changement technique n’est nécessaire. Changer de fournisseur signifie simplement changer de contrat. L’électricité continue d’être acheminée par le même réseau de distribution (Enedis, ou l’entreprise locale de distribution là où il en existe une) jusqu’à votre compteur.

À partir de quand anticiper le renouvellement de mon contrat d’électricité ?

Contrairement aux idées reçues, vous pouvez anticiper votre renouvellement jusqu’à un an avant l’échéance de votre contrat actuel, selon les fournisseurs. La nouvelle offre peut être sécurisée à l’avance et prendra effet à la fin de votre engagement en cours.

Mon entreprise peut-elle passer au tarif réglementé ?

Seulement si elle emploie moins de 10 personnes et que son chiffre d’affaires, ses recettes ou son total de bilan annuels ne dépassent pas 2 millions d’euros, en métropole continentale : les deux conditions sont cumulatives (code de l’énergie, article L337-7). Depuis le 1er février 2025, la puissance souscrite n’entre plus en compte : au-delà de 36 kVA (kilovoltampères), c’est le tarif Jaune en basse tension (EDF le propose de 37 à 250 kVA, pour les sites équipés d’un compteur de type PME-PMI) et le tarif Vert en haute tension. Seuls EDF et, dans leur zone de desserte, les entreprises locales de distribution vendent ces tarifs ; les autres entreprises, dont toute PME de 10 personnes ou plus, passent par une offre de marché, à choisir et renouveler au bon moment. Avant de changer, vérifiez les indemnités éventuelles de votre contrat de marché en cours.

Autoconsommation collective

Qu’est-ce que l’autoconsommation collective ?

L’autoconsommation collective permet de consommer l’électricité produite par une ou plusieurs installations photovoltaïques proches de votre site, avec jusqu’à 20 km entre les sites en zone rurale. Chaque projet s’étudie au cas par cas, car la distance autorisée dépend des communes concernées : 2 km en règle générale ; sur dérogation de l’État, 10 km si tous les sites sont en commune périurbaine (comme Clisson) ou rurale, et 20 km s’ils sont tous en commune rurale.

Que se passe-t-il lorsqu’il n’y a pas de soleil ?

Lorsque la production photovoltaïque est insuffisante, votre fournisseur d’électricité prend automatiquement le relais. Vous ne subissez aucune coupure.

Quelle est la différence avec une installation photovoltaïque sur mon toit ?

Avec une installation sur votre bâtiment, vous consommez votre propre production. En autoconsommation collective, vous consommez l’énergie produite par votre voisin, sans nécessairement posséder de panneaux.

Qu’est-ce qu’une PMO ?

La PMO, ou personne morale organisatrice, est la structure qui réunit les producteurs et les consommateurs d’une opération d’autoconsommation collective. Le code de l’énergie n’impose pas de forme particulière, seulement une personne morale : une association ou une société, par exemple. C’est elle qui signe le contrat avec le gestionnaire de réseau et lui transmet la clé de répartition de la production (voir le rôle de la personne morale organisatrice).

Quelle est la distance maximale entre les participants ?

Jusqu’à 20 km entre les sites en zone rurale, selon les communes concernées : chaque projet s’étudie au cas par cas. La distance se mesure entre les deux participants les plus éloignés, à leurs points de livraison ou d’injection : c’est une distance entre sites, pas un cercle autour de la centrale. En règle générale, elle est de 2 km au plus. Sur dérogation de l’État, demandée par la PMO, elle peut être portée à 10 km si tous les sites sont en commune périurbaine ou rurale, comme Clisson, Gétigné ou Vallet, et à 20 km s’ils sont tous en commune rurale ; la loi permet aussi 20 km quand un service d’incendie et de secours participe. Dès qu’un site se trouve dans un « grand centre urbain » ou un « centre urbain intermédiaire » de la grille de densité de l’Insee, comme Nantes, Rezé, Saint-Herblain ou Carquefou, la limite reste de 2 km, sauf participation d’un service d’incendie et de secours (voir le périmètre et la dérogation).

Combien coûte l’électricité en autoconsommation collective ?

Il n’existe pas de tarif unique : le prix de l’électricité partagée se fixe dans le contrat de vente conclu avec le producteur, et s’y ajoutent le TURPE (le tarif d’acheminement sur le réseau, fixé par la Commission de régulation de l’énergie) et la TVA. Depuis le 1er mars 2025, l’électricité renouvelable partagée est taxée à 0 €/MWh d’accise si le site de production a une puissance installée inférieure à 1 MW, ce que le Conseil d’État a confirmé le 30 mars 2026 pour toutes les opérations. Pour une activité économique au-delà de 36 kVA, cela évite 26,35 € par MWh partagé, au tarif en vigueur du 1er août 2026 au 31 janvier 2027. Le complément livré par votre fournisseur reste facturé et taxé normalement (voir le prix et l’accise en autoconsommation collective).

Producteurs

Puis-je vendre uniquement une partie de ma production en autoconsommation collective ?

Oui. Vous pouvez valoriser une partie de votre production dans une opération d’autoconsommation collective, tout en consommant le reste selon vos besoins. Vous valorisez ainsi votre surplus localement, auprès d’entreprises voisines, plutôt que de le vendre en totalité à un acheteur, en obligation d’achat ou sur le marché.

Mon contrat EDF OA arrive à échéance : que faire ?

Trouvez un nouveau débouché avant l’échéance, car il n’y aura pas de second contrat : une installation ne bénéficie en principe qu’une seule fois de l’obligation d’achat (OA), le dispositif qui impose à EDF, ou à l’entreprise locale de distribution de votre secteur, d’acheter l’électricité à un tarif fixé par arrêté (code de l’énergie, articles L314-1 et L314-2). Les contrats photovoltaïques signés sous l’arrêté tarifaire du 10 juillet 2006 durent 20 ans (moins si l’installation a été mise en service plus de 3 ans après la demande complète de contrat), et aucun n’a pu prendre effet avant le 26 juillet 2006 : leurs échéances s’échelonnent donc à partir de l’été 2026. EDF Obligation d’Achat cite trois options : vendre à un acheteur de votre choix, consommer votre production en autoconsommation, ou arrêter l’installation. Pour vendre en local, voir la vente de votre production aux entreprises voisines.

Puis-je vendre l’électricité de mes panneaux solaires à une entreprise voisine ?

Oui, dans le cadre d’une opération d’autoconsommation collective. Vous et les entreprises acheteuses êtes réunis au sein d’une personne morale organisatrice (PMO), par exemple une association, et l’électricité passe par le réseau public de distribution : aucun câble ne relie votre centrale à leurs sites. La distance peut aller jusqu’à 20 km entre les sites en zone rurale, selon les communes concernées (2 km en règle générale, 10 ou 20 km sur dérogation selon la grille de densité de l’Insee) : chaque projet s’étudie au cas par cas. La puissance de production cumulée de l’opération doit en outre rester inférieure à 5 MW en métropole continentale. Pour un producteur qui n’est pas un ménage, l’autoconsommation collective ne peut pas être son activité professionnelle ou commerciale principale (code de l’énergie, article L315-2). Aurore Énergies recherche ces entreprises près de votre centrale et met en place les contrats de vente.

Que devient l’électricité que les participants ne consomment pas ?

L’électricité que les participants ne consomment pas reste à vendre, hors de l’opération : le contrat entre la PMO et le gestionnaire de réseau mentionne, le cas échéant, le contrat de chaque producteur avec un acheteur pour l’électricité produite et non consommée dans l’opération (code de l’énergie, article D315-9). Selon le guide d’Enedis, ce surplus peut être vendu en obligation d’achat si l’installation y est éligible, à un fournisseur, ou sur les marchés de l’électricité par l’intermédiaire d’un agrégateur (une société qui revend sur le marché la production de plusieurs installations). Seule une installation de 3 kW au plus cède gratuitement au gestionnaire de réseau le surplus qu’elle n’a pas vendu (articles L315-5 et D315-10).

À quel prix vendre son électricité en autoconsommation collective ?

Il n’y a pas de tarif imposé : le prix se fixe par contrat entre le producteur et les consommateurs de l’opération. Enedis conseille de partir des factures des participants, qui attendent en général un prix inférieur à celui de leur fournisseur. Pour vos acheteurs, l’électricité partagée est taxée à 0 €/MWh d’accise si votre site de production a une puissance installée inférieure à 1 MW, contre 26,35 €/MWh au tarif normal pour une activité économique au-delà de 36 kVA (du 1er août 2026 au 31 janvier 2027) : un écart qui compte dans leur comparaison.

Sources

  1. Proposition de loi n° 1845 visant à réguler les activités de courtage en énergie et à renforcer la protection des consommateurs (Assemblée nationale, 16 septembre 2025)assemblee-nationale.fr
  2. Dossier législatif : réguler les activités de courtage en énergie et renforcer la protection des consommateurs (Assemblée nationale)assemblee-nationale.fr
  3. Délibération CRE n° 2025-78 du 13 mars 2025 portant décision sur le tarif d’utilisation des réseaux publics de distribution d’électricité (TURPE 7 HTA-BT)legifrance.gouv.fr
  4. Code des impositions sur les biens et services, article L312-37 (tarifs normaux de l’accise sur l’électricité, version du 1er août 2026 au 1er février 2027)legifrance.gouv.fr
  5. Ministère de la Transition écologique, dispositif des certificats d’économies d’énergieecologie.gouv.fr
  6. Code des impositions sur les biens et services, taxe de répartition des coûts du mécanisme de capacitélegifrance.gouv.fr
  7. Code de l’énergie, articles L331-1 à L331-5 : le choix d’un fournisseurlegifrance.gouv.fr
  8. Code de l’énergie, article L337-7 (éligibilité aux tarifs réglementés de vente d’électricité, version en vigueur depuis le 1er février 2025)legifrance.gouv.fr
  9. Loi n° 2024-330 du 11 avril 2024 visant à protéger le groupe EDF d’un démembrementlegifrance.gouv.fr
  10. Code de l’énergie, article L121-5 (fourniture des tarifs réglementés par EDF et les entreprises locales de distribution)legifrance.gouv.fr
  11. Code de l’énergie, article L315-2 (autoconsommation collective)legifrance.gouv.fr
  12. Arrêté du 21 novembre 2019 fixant le critère de proximité géographique de l’autoconsommation collective étendue (version consolidée)legifrance.gouv.fr
  13. Arrêté du 21 novembre 2019, article 1 (2 km, réseau d’un même gestionnaire, moins de 5 MW), version en vigueur depuis le 6 mars 2025legifrance.gouv.fr
  14. Arrêté du 19 septembre 2023 modifiant l’arrêté du 21 novembre 2019 (dérogations à 10 et 20 km)legifrance.gouv.fr
  15. Insee, grille communale de densité 2025, fichier communal (géographie au 1er janvier 2026, mis en ligne le 15 mai 2026, colonne « degré de densité à 7 postes »)insee.fr
  16. Code de l’énergie, article L315-4 (répartition de la production et complément de fourniture)legifrance.gouv.fr
  17. Code de l’énergie, article D315-6 (coefficients de répartition transmis par la personne morale organisatrice)legifrance.gouv.fr
  18. Code de l’énergie, article D315-9 (contrat entre la personne morale organisatrice et le gestionnaire de réseau, version en vigueur depuis le 1er juillet 2026)legifrance.gouv.fr
  19. Code de l’énergie, article L315-5 (injections excédentaires)legifrance.gouv.fr
  20. Code de l’énergie, partie réglementaire, chapitre V : l’autoconsommation (articles D315-1 à R315-16, dont D315-10 : seuil de 3 kW)legifrance.gouv.fr
  21. Code des impositions sur les biens et services, article L312-87 (tarif d’accise nul en autoconsommation collective)legifrance.gouv.fr
  22. Code des impositions sur les biens et services, article L312-79 (tarifs particuliers de l’accise sur l’électricité)legifrance.gouv.fr
  23. Conseil d’État, 30 mars 2026, n° 506355conseil-etat.fr
  24. Arrêté du 8 juin 2026 actualisant l’arrêté du 13 décembre 2022 (tarifs de l’accise sur l’électricité du 1er août 2026 au 31 janvier 2027)legifrance.gouv.fr
  25. Code des impositions sur les biens et services, article L312-24 (catégories fiscales de l’électricité)legifrance.gouv.fr
  26. Code de l’énergie, article L314-1 (obligation d’achat)legifrance.gouv.fr
  27. Code de l’énergie, article L314-2 (un seul contrat d’obligation d’achat par installation)legifrance.gouv.fr
  28. Arrêté du 10 juillet 2006 fixant les conditions d’achat de l’électricité produite par les installations utilisant l’énergie radiative du soleillegifrance.gouv.fr
  29. EDF Obligation d’Achat, contrat S06 : conditions générales (article XI, durée du contrat)edf-oa.fr
  30. EDF Obligation d’Achat, trouver une option de fin de contratedf-oa.fr
  31. Enedis, Autoconsommation collective : guide pédagogique (document non daté, PDF de 2023 modifié en janvier 2024, antérieur au relèvement du plafond à 5 MW, cité seulement pour le surplus et le prix ; copie mise en ligne par EDF Obligation d’Achat)edf-oa.fr
  32. CRE, délibération n° 2026-24 du 27 janvier 2026 portant avis sur le projet d’arrêté précisant les règles du mécanisme de capacité (liberté de répercussion de la taxe par les fournisseurs)cre.fr
  33. EDF Entreprises, tarifs réglementés de vente (tarif Jaune de 37 à 250 kVA avec compteur de type PME-PMI, tarif Vert en haute tension)edf.fr
  34. Décision du 29 juillet 2026 relative aux tarifs réglementés de vente de l’électricité Jaunes et Verts applicables aux consommateurs en France métropolitaine continentalelegifrance.gouv.fr
  35. Code de l’énergie, article L111-52 (gestionnaires des réseaux publics de distribution, chacun dans sa zone de desserte exclusive)legifrance.gouv.fr

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